Thèses et jurisprudence/ Contentieux / parDaniel Majewski del Castillo,Guadalupe Villa Figueroa,Raúl Alonso Flores Hernández et Frida Isabel Velázquez Vargas.
Dans #VendrediDesThèses | Le 28 août 2026, l’hebdomadaire judiciaire a publié 29 décisions : 5 arrêts et 24 thèses isolées.
Nous avons sélectionné pour vous les plus pertinentes, rendues par la Cour suprême de justice de la Nation et les tribunaux collégiaux de circuit :
Résumés de thèses
Numéro d'enregistrement numérique : 2032550 / Thèse : I.10o.C.22 C (12a.)
Décision isolée des cours d'appel
La procédure permettant de déterminer la compétence du tribunal qui sera saisi de la succession.
La loi établit un ordre de priorité qui oblige le juge à vérifier, en premier lieu, s'il existe une certitude quant au dernier domicile ; à défaut, il doit examiner si la deuxième hypothèse relative à la localisation des biens immobiliers s'applique ; et ce n'est qu'en l'absence de ces deux éléments qu'il est possible de se référer au lieu du décès, qui constitue un critère résiduel.
Numéro d'enregistrement numérique : 2032555 et 2032555 / Thèse : XXII.2o.A.C.8 C (12e) et XXII.2o.A.C.7 C (12e)
Décision isolée des cours d'appel
La charge de la preuve concernant les informations fournies dans le contrat de franchise.
Le franchiseur doit fournir des informations claires et véridiques sur la situation de l'entreprise, car il connaît bien l'activité et dispose de plus d'informations que le franchisé pour prendre cette décision. Par conséquent, si la franchisée affirme ne pas avoir reçu ces informations ou que celles-ci étaient fausses, il incombe au franchiseur de prouver qu’il les a bien fournies et qu’elles étaient véridiques, car c’est lui qui dispose des moyens et des connaissances nécessaires pour le démontrer, étant donné qu’il est l’expert de « son activité » et qu’il est celui qui détermine le modèle économique qu’il va commercialiser.
Numéros d'enregistrement numériques : 2032557 et 2032558 / Thèses : I.10o.C.20 C (12e) et I.10o.C.21 C (12e)
Décision isolée des cours d'appel
Dans le cadre d'une procédure d'exécution commerciale, les créances découlant d'un titre de crédit qui n'ont pas été réclamées ne constituent pas une échéance partielle.
Cela s'explique par le fait que la condamnation aux dépens doit être déterminée en ne tenant compte que des chefs de demande qui ont été invoqués dans la requête, car ce sont ceux-ci qui permettent d'établir le degré de succès obtenu lors du procès. Par conséquent, la réduction d'un chef de demande effectivement invoqué, comme les intérêts de retard, peut entraîner une extinction partielle de la créance, car elle modifie ce qui a effectivement été demandé. Par conséquent, lorsque le juge exclut un chef de demande qui n’a pas été réclamé, il ne réduit ni ne rejette une demande, mais se contente de délimiter l’objet du litige. C’est pourquoi l’exclusion de chefs de demande non réclamés ne constitue pas une perte partielle de la cause et ne saurait, en soi, justifier une condamnation aux dépens.
Numéros d'enregistrement numériques : 2032567 et 2032566 / Thèse : VIII.3o.P.A.4 A (12e) et VIII.3o.P.A.3 A (12e)
Décision isolée des cours d'appel
Le fait de refuser de délivrer un passeport à un mineur en raison de doutes quant à l'identité de sa mère porte atteinte au droit à l'identité.
Le passeport est le document qui permet d'attester l'identité et la nationalité d'une personne et d'exercer son droit de sortir du pays et de circuler librement. C'est pourquoi, si le demandeur remplit les conditions requises, le ministère des Affaires étrangères (SRE) ne peut pas simplement refuser d'entamer la procédure au motif qu'il a des doutes ou qu'il a détecté des incohérences dans les documents. Dans ces cas-là, le SRE doit vérifier les informations auprès d’autres autorités ou demander des pièces justificatives supplémentaires avant de décider de délivrer ou non le passeport. Par conséquent, un doute quant à l’identité de la mère du mineur ne constitue pas, à lui seul, un motif valable pour empêcher le lancement de la procédure, d’autant plus lorsque cette incohérence n’est pas imputable au demandeur.
Numéro d'enregistrement numérique : 2032565 / Thèse : (Ière région) 1o.1 K (12e)
Décision isolée des cours d'appel
Les autorités judiciaires doivent respecter et garantir le droit d'accès à la justice non judiciaire en assurant le bon fonctionnement des mécanismes alternatifs de règlement des litiges.
Il est invraisemblable que toute autorité juridictionnelle doive favoriser le recours à ces mécanismes ; si elle estime ne pas être compétente, elle doit le déclarer de manière fondée et motivée afin de ne pas porter atteinte au droit d'accès à la justice, lequel peut être exercé par des voies non juridictionnelles au moyen des modes alternatifs de résolution des litiges (MARL).
Numéro d'enregistrement numérique : 2032570 / Thèse : I.20o.A.71 A (12a.)
Décision isolée des cours d'appel
La prescription civile ne peut empêcher la défense du territoire des communautés autochtones.
Les actions menées par les communautés autochtones pour défendre leurs territoires visent à protéger les droits humains collectifs reconnus par la Constitution et les traités internationaux. C’est pourquoi les règles de droit civil relatives à la prescription ne peuvent être invoquées pour empêcher une communauté autochtone de saisir les tribunaux afin de réclamer la protection de son territoire, en particulier lorsque sont remis en cause des actes ou des omissions de l’État. Par conséquent, le passage du temps ne saurait rendre valable une situation contraire aux droits territoriaux d’une communauté autochtone, ni empêcher les tribunaux d’examiner le fond de l’affaire.
Numéro d'enregistrement numérique : 2032571 / Thèse : XXX.4o.5 A (12a.)
Décision isolée des cours d'appel
La prescription du droit d'obtenir un diplôme professionnel ne peut être examinée d'office dans le cadre d'un recours en amparo.
En effet, la question de la prescription doit être soulevée expressément, soit par voie d’action, soit par voie d’exception, dans le cadre de la procédure juridictionnelle correspondante, et faire l’objet d’une décision après audition contradictoire des parties, afin de leur donner la possibilité de présenter des preuves et de formuler leurs arguments, le recours en amparo n’étant pas la voie appropriée pour procéder à cette déclaration.
Publication préparée parDaniel Majewski del Castillo,Guadalupe Villa Figueroa,Raúl Alonso Flores Hernández et Frida Isabel Velázquez Vargas.


